Quand Daniel Schneidermann me fait une étiquette…
Bozarblogué par François Gombert le 17/03/2006.
Enfin un grand journaliste parle de moi sur son blog, j’étais las de n’être cité que par de simples bloggers (à l’ego démesuré et pourtant anonymes hors de la blogosphère) qui ne font preuve d’aucune analyse journalistique. Et ce journaliste n‘est pas n‘importe qui, c’est Daniel Schneidermann, maître incontesté de l’étiquetage des médias.
Merci Daniel de vous en être enfin pris à moi.
Quand on m’a appris la nouvelle, je n’ai pu contenir ma joie… Vous, le journaliste qu’on soupçonne anti-bloggers, persuadé que les journalistes sont encore les seuls à faire la vraie actualité puisqu’ils font preuve d’analyse dans leurs articles (papiers ou blogs), le puriste du média, le présentateur de arrêt sur images, émission que je rate rarement, écrivant un article me critiquant. Je me suis donc rué sur votre article et là déception… D’autant plus cruelle que je vous aime monsieur Schneidermann (toutes proportions gardées bien entendu).
Je trouve (et croyez moi je ne suis pas le seul) votre analyse absolument réductrice… Avez-vous seulement survolé mon blog monsieur Schneidermann ? Avez vous écouté les autres podcasts ? Si c’était le cas, vous auriez découvert que je suis étudiant moi aussi et pas franchement pro CPE. Bien sûr, je ne trouve pas normal de détruire le matériel de la fac alors que peu de temps avant on faisait grève à cause du manque de moyens comme je ne trouve pas normal de « pourrir » (pardonnez moi l’expression mais je pèse mes mots) une faculté lorsqu’on est pas d’accord avec une loi. Est-ce que ça fait de moi un blogger anti-communiste, de la blogosphère de droite, voire ultralibérale ?
Je vous invite avec plaisir à venir passer quelques jours à Montpellier, je vous emmènerai dans cette faculté (je vous offrirai même une canette) et vous verrez qu’on ne trouvera aucun étudiant anti-grève (est-ce ma faute si les étudiants qui ont des opinions un peu plus réalistes ne se rendent pas aux AG ou ne veulent pas témoigner ?), vous verrez les dégradations subies. Nous pourrions pourquoi pas en faire un podcast à la Schneidermann ?
A propos, mes podcasts ne durent pas des heures, au maximum une poignée de minutes et sont montés et coupés avant diffusion. On ne m’entend même pas parler, ils sont découpés en question/réponse. Si j’avais laissé le podcast tel quel, vous auriez eu droit à plus de quarante minutes de discours abracadabrants sur l’anarchisme, le communisme ou la nécessité de couper la tête au capitalisme.
Pour finir, je vous invite à mieux lire mon blog, par exemple mes articles au sujet de l’UMP ou de son patron et de courir chercher votre plus belle plume pour modifier mon étiquette.
Je conserve malgré tout l’immense honneur que vous vous soyez un peu intéressé à mes (mon) article(s).
Remerciez pour moi la charmante Lise Martin qui écrit : « pour s’informer autrement, le podcast peut s’avérer très utile » et rassurez vous, les bloggers ne prendront jamais votre place.
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