Le cinquième pouvoir ou quand Loïc Le Meur et Thierry Crouzet s’engueulent avec leur voisin au restaurant…
Bozarblogué par François Gombert le 24/01/2007.
Je viens de visionner le podcast de LLM et de Thierry Crouzet : globalement je suis assez déçu. Ce podcast s’apparente beaucoup trop à de la propagande pro-sarkozyste de la part du plus atteint des blogopathes français. Dommage qu’à l’instar de son blog, ses podcasts soient baignés dans un bain senteur et couleur UMP… Je les trouvais bien plus intéressants avant, enfin mériter son poste de ministre délégué au cinquième pouvoir, il faut ce qu’il faut…Heureusement à la fin du podcast, moment de détente : le voisin de table se met à gueuler car les deux blogueurs influents blog’o’stars blogueurs connus (Versac, faudra que tu m’enseignes comment on appelle ça, depuis que j’ai appris que les blogs marchaient pas j’avoue que je suis un peu perdu) foutent manifestement un sacré bordel dans le café. On a bu une paire de verres avec Thyerry sur une terrasse, c’est vrai que quand il s’enflamme faut pas avoir envi de dormir à coté mais après tout les bistrots ne sont pas faits pour ça.
Bon Crouzet n’était pas là uniquement pour refaire le monde et boire un Martini, il était bien sur là pour parler de son dernier bouquin : Le Cinquième Pouvoir. Bon Le Meur ne l’a pas lu, ça commence mal… Entre les délires de propagande du cyber-guérilléro Umpiste (j’ai l’impression qu’il se sent réellement investi d’une mission : sauver la France en moins de trois mois, heureusement qu’il n’est pas pro-Ségolène) de son interlocuteur, Thierry a malgré tout présenté un peu son bouquin, plus politique que son grand frère : Le Peuple des connecteurs.
Un exemple qui m’a plu est l’exemple de George Allen (à ne pas confondre avec Georges Alain), pressentit pour succéder à Bush, il insulte un blogueur qui le suivait en permanence avec la caméra de son mobile (et qui était bien sur rémunéré par son adversaire). Allen chute de 16 points dans les sondages et perd les sénatoriales. Un exemple qu’on retrouve à moindre échelle en France avec Montebourde Montebourg ou encore lorsque Ségo veut mettre les profs aux 35 heures.Le média dominant devient Internet où tout fonctionne de manière collaborative : nous créons ensemble et chaque jour un peu plus le Web d’aujourd’hui et de demain. Crouzet prône la politique Open Source : chacun diffuse ses idées et les autres la reprenne, la travaille, la diffuse. Il est vrai qu’il n’y a pas si longtemps on racontait ce qui se disait sur le marché du coin sur son blog, aujourd’hui les médias utilisent les blogs comme cinquième pouvoir.
Alors le cinquième pouvoir c’est quoi ? Et bien c’est le pouvoir de tous (les connectés au réseau) ceux qui utilisent les moyens de collaboration qu’offre Internet pour réfléchir, proposer, avancer… ce qui remet en question le rôle de l’Etat qui au lieu de nous dire comment faire devrait nous dire où aller et nous motiver. Un homme ne peut pas détenir la vérité et ne peux réfléchir mieux que des millions d’autres qui réfléchissent ensemble. Chaque personne fait de la politique à son échelle mais toujours en collaboration avec les autres membres de son réseau, connecté lui-même à tous les autres réseaux. Si j’ai bien compris, le cinquième pouvoir c’est ça.
Je vais aller chercher le bouquin dans la semaine, j’ai hâte de le lire. Ce sera l’occasion d’aller prendre un verre avec Thierry qui soit dit en passant serait fort aimable de m’expliquer les ficelles de Adsense. (Attention cette phrase comporte un message caché)
Commentaires
1 réponse à “Le cinquième pouvoir ou quand Loïc Le Meur et Thierry Crouzet s’engueulent avec leur voisin au restaurant…”
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Je crois qu’avec la fin de la mode du blog, on commence à ne plus trouver que des blogs "valables", c’est à dire dont les auteurs ont une vraie motivation pour la communication.
Ils livrent des réflexions et en font naître d’autres, ce n’est pas toujours de très haut niveau, mais l’essentiel est que c’est ne pas un média "définitif". Il n’y a pas à l’avaler tout cru sans macher. Je pense que cela peut donner le réflexe aux citoyens de décrypter les discours et de réfléchir par eux-mêmes. Les politiques et les dir’com’ n’ont visiblement pas encore saisi ce concept et continuent à communiquer avec la délicatesse d’un char d’assaut.