« Pourquoi ris-tu, David ? », demande la professeure de français et d’histoire de la classe, Malika Awad. « J’avais jamais vu un homosexuel, c’est pour ça que je ris. C’est bizarre, la première fois. »
Alice Guéna, qui tente de « sensibiliser les jeunes au respect de la diversité », intervient ce jour-là dans une classe de BEP mécanique moto du lycée Jacques-Brel de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne). « J’ai fait venir cette association, car je m’étais aperçue, lors d’une intervention sur les discriminations, au début de l’année scolaire, que l’homophobie était un préjugé partagé par l’ensemble des élèves », explique Malika Awad.
Au dernier rang, deux élèves tentent d’expliquer à leur façon le cheminement qui mène à l’homosexualité. « Les gens qui sont homos, ils ont sûrement eu des problèmes psychologiques, affirme Nicolas. Ou alors ils ont eu des problèmes avec les filles, et ils se sont tournés vers les garçons. Mais c’est vraiment n’importe quoi : si on a des problèmes, il y a des prostituées, quand même. » « Ceux qui le sont à la naissance, c’est pas de leur faute, ajoute son voisin. Mais les autres, c’est pas pareil. »
 »J’avais jamais vu un homosexuel », un article inquiétant du journal Le Monde.
oui c’est évidemment « inquiétant » comme tu peux le souligner, mais ce type de ressenti et de réaction a priori existera toujours et nombre de préjugés ont la vie longue, dans le val-de-marne comme en creuse ou ailleurs.
heureusement, des associations d’éducation populaire travaillent, comme Léo Lagrange ou La Mutuelle des Etudiants, ou encore la Région Languedoc-Roussillon, à faire prendre conscience aux jeunes ce qu’est le respect et la tolérance, quand l’éducation nationale ou familiale ne marche plus :
http://www.democratie-courage.fr
http://www.lmde.com
http://www.latribu-lr.fr
Nico, je trouve au contraire qu’ils sont plutôt tolérants…
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Si j’en vois un, je me détourne. » « Moi, je le taperai pas, bien sûr, je suis tolérant, ajoute un autre. Mais je lui tournerai le dos quand même. »
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clem