J’ai la chance de faire partie des 25 blogueurs ambassadeurs de Courrier International, chaque mois j’interviendrai deux fois sur ce blog pour mettre en avant et parfois livrer mon ressenti sur un ou plusieurs articles de l’hebdomadaire ayant retenu mon attention.

C’est avec amusement que je découvre que les mexicains prennent le fléau H1N1 avec sérieux bien sûr mais également avec beaucoup d’humour. En effet, certains Chilangos n’hésitent pas à orner leurs masques de protection d’illustrations comiques : moustaches à la Zapata, nez de cochon, grosse lèvres rouges ou langue imposante, …
Les journaux et magazines offrent d’ailleurs à leurs lecteurs un florilège d’illustrations à coller sur leurs masques.

D’autres préfèrent écrire quelques aphorismes ou bons mots « piquants » typiques de la tradition et du tempérament mexicain.
Mais le plus drôle dans cette affaire est qu’une Influenza Cumbia (Cumbia de la grippe) a fait son apparition sur Internet mais aussi dans le hit parade des radios d’amérique latine. Une Cumbia un brin satirique qui invite à danser et à chanter (mais le masque est de rigueur) sur un rythme entêtant.
Pour les non-hispanophones, voici la traduction en français (il existe également une version en anglais) :
C’est la nouvelle du jour, l’influenza est là, achetez tous des médocs pour affronter le bataillon. Il vaut mieux chopper le sida, un cancer ou une allergie. Autant se suicider à coup de tacos al pastor.
Parce qu’ils disent que c’est la grippe parfaite, parce qu’ils disent que c’est la grippe parfaite, et ils ne savent pas que le Chilango vit déjà dans un brouillard de pollution.
Pars de la capitale, bientôt tout va sauter… On va rester comme ça, tout brûlés par le soleil. Et maintenant, qui va nous aider ? Pas la peine d’appeler Superman, le temps qu’arrive Indiana Jones, on sera tous morts.
La menace est donc bien prise au sérieux dans la plus grande métropole de la planète mais les habitants du Mexique ont en vu d’autres ces dernières années,: la lutte contre les narcos et ses nombreux morts, les éruptions volcaniques, les dévaluations ou les tremblements de terre semblent avoir appris aux mexicains à relativiser et à prendre leur quotidien avec humour.
Source : Courrier International – traduit d’un article du quotidien mexicain Milenio

