J’ai la chance de faire partie des 25 blogueurs ambassadeurs de Courrier International, chaque mois j’interviendrai deux fois sur ce blog pour mettre en avant et parfois livrer mon ressenti sur un ou plusieurs articles de l’hebdomadaire ayant retenu mon attention.
La façon dont sont perçus les français par leurs voisins européens n’est pas des plus positives… En effet, la vague «Â hyper-médiatique » de suicides chez France Telecom, les usines occupés ou encore les patrons séquestrés donnent une image mi kamikaze-mi terroriste du travailleur français.

Ross Tieman publie un article dans The Observer que le problème est moins le travail lui-même que la façon dont les français le perçoivent.
« Tant qu’il s’agit de leur famille, de leur maison, de leurs amis, tout va bien, explique-t-il. Mais le monde extérieur leur semble hostile. »
Hervé Juvin, Analyste social et président d’une société de management.
Le journaliste londonien explique ensuite que les français se sont lancés dans «Â un combat désespéré contre le changement » avec le soutien des ministres qui s’activent pour sauver leurs fesses des emplois à grands renforts d’investissements. C’est Estrosi qui a annoncé l’investissement d’un million de dollar pour (ne) sauver (que) 50 emplois à l’usine Molex !
Parallèlement l’Etat rogne sur le service public dont le concours d’entrée attire chaque année 800Â 000 candidats pour 60Â 000 postes à pourvoir.
Le privé ne peut plus offrir aux français les conditions de travail qu’ils désirent.
Les jeunes et les moins qualifiés se voient proposer des contrats de courte durée alors que les 35 heures donnent plus de flexibilité à l’employeur… La charge de travail n’a elle pas changé, il faut simplement la réaliser en moins de temps.
Cette précarisation des contrats de travail amène les travailleurs français à être plus mobiles que leurs voisins européens et sont moins nombreux à accéder à la propriété.
Le bonheur est dans le pré !
Tienman conclut son papier en comparant l’histoire du bonheur est dans le pré (un film vieux de presque 15 ans !) à ce qui continue de faire rêver les français.

«Â Un chef d’entreprise dépassé s’enfuit pour aller élever des oies dans le sud ouest de la France. Il prend plaisir à contempler les prairies, à retrouver ses amis au café les jours de marché, et s’accomplissant professionnellement en modernisant sa production de foie gras.
Les Français devraient donc arrêter d’attendre de l’Etat qu’il résolve leur problème et d’inventer de nouveaux indicateurs qui chiffrent leur plaisir de regarder les prairies !
Cet article me rappelle ce qu’avait dit Churchill au sujet du coq gaulois… Comme les français, même les deux pieds dans la merde il continue de chanter.
A bon entendeur…