Les nouvelles technologies au service de la politique locale

Bozarblogué par François Gombert le 29/06/2008.

Il apparait de plus en plus clairement qu’au niveau national, il est extrêmement difficile de mettre en place des outils via les nouvelles technologies qui permettent vraiment d’améliorer le débat public. En effet, avec l’augmentation incroyable du nombre de blogs et autres outils contributifs il y a trop de bruit autour de l’information et celle-ci devient quasi impossible à trouver.

En revanche au niveau local, je reste persuadé que tout reste à faire afin de mettre en place avec les nouvelles technologies des outils permettant à l’expertise du citoyen de se mettre au service de la communauté et ainsi enrichir le débat public. Il est temps que les politiques continuent à consulter citoyens et militants pendant leurs mandats et plus uniquement pendant les campagnes électorales.

Bien sûr via les blogs qu’ils soient rédigés par un citoyen investi dans la vie de sa ville ou par un élu qui joue la carte de la transparence et de la pédagogie en relatant son quotidien de représentant politique. Il faut sortir des sentiers battus (comprendre discours institutionnels que l’on servirait à un journaliste) et s’adresser à des communautés précises touchées par tel ou tel problème et lancer des débats ciblés mais ouverts.

Internet est le seul outil qui permette d’avoir un débat vraiment riche et représentatif. Personne (moi le premier) n’a envie de se déplacer dans son conseil de quartier pour parler d’une question qui l’intéresse puis de « perdre son temps » pendant que les autres débattent des autres sujets. Avec les nouvelles technologies, il n’a plus qu’à se mettre devant son ordinateur et à réagir uniquement au sujet qui le préoccupe.

Pour un bon fonctionnement il faut évidement que plusieurs points de vues soient représentés afin que la réflexion n’aille pas dans un seul sens et mobilise un plus large éventail d’opinions. Internet a été jusqu’à présent utilisé par les politiques pour faire campagne, il est temps de l’utiliser de manière plus utile pour tous.

Mais aussi en parallèle avec d’autres outils collaboratifs/contributifs.

Je l’ai bien vu en lançant Montpell’Oueb, le blog local non content d’atteindre rapidement les limites de l’utilisation du WebLog en mordant sur la frontière avec le monde de la presse, n’apporte pas toujours un réel intérêt pour le débat public pour trois raisons principales :

  • La visibilité : tout le monde ne peut pas lire tous les blogs et pour cause, il s’en crée sans cesse de nouveau. De plus, un blog traite de sujets divers où les lecteurs ne se retrouvent pas forcément ce qui ne les incite pas à consulter régulièrement ses mises à jour.
  • Une communauté de lecteurs trop orienté sur un bord politique qui transformerait la conversation en meeting politique pour son candidat ou élu. L’autre bord se désintéressera assez rapidement du débat du fait de l’omniprésence de  l’opposition.  Je ne vous parle même pas des moments où il y a désaccord au sein d’un clan politique.
  • Un manque d’échange entre les blogs locaux ou un manque d’activité dans la blogobulle laisserait chacun dans son coin dans des discussions n’apportant qu’un intérêt très limité pour le débat public.

Voilà pourquoi la mise en place d’outils collaboratifs/contributifs plus concrets serait judicieuse. Des systèmes plus pragmatiques comme par exemple un digg-like reprenant les projets ou actes politiques d’une municipalité qui serait soumis au vote et aux commentaires des citoyens. Je salue au passage l’initiative de mes amis de L’atelier Montpellier, un projet hélas uniquement consacré aux idées de gauche (un débat d’idées fermé sur le plan local n’apporte rien au réel débat public) qui de plus est resté en stand-by depuis son lancement.

Ce genre d’outils pragmatiques, rapides et simples à utiliser mériterait d’être mis en place par les municipalités afin de prendre le pouls de la cité et plus uniquement lors des élections.  La transparence et l’intérêt pour ses électeurs ne sont ils pas pas la meilleure des campagnes de communication pour un homme politique ?

Hélas j’ai bien peur que nos représentants n’aillent pas d’eux même vers les merveilleuses possibilités qu’offrent Internet mais je suis persuadé que la première étape est en route au sein même des partis. On voit apparaitre à l’initiative de militants de bien beaux projets en ligne et quelques politiques s’intéressent à la chose, j’ai par exemple récemment mis les mains dans le cambouis d’un réseau social dédié aux élus régionaux (qui ont l’air de trouver l’idée géniale même s’il leur faut un temps « certain » d’adaptation avant de maitriser l’outil) d’un grand parti politique français, voilà qui m’a donné de l’espoir.

Ceci étant, j’ai l’intime conviction que le changement viendra des citoyens qui créeront leurs propres médias, leurs propres réseaux qui se rencontreront dans la vraie vie pour faire avancer les choses. Les politiques seront alors obligés de rentrer dans la danse.

Bloquer FaceBook au boulot ?

Bozarblogué par François Gombert le 16/06/2008.

Je viens de lire une statistique assez intéressante chez l’amie Michelle à propos de l’accès à Facebook dans les entreprises. Je partage avec vous cette trouvaille.

Facebook

Un sondage commandité par Telindus et mentionné dans ITBusinessedge.com révèle que 39% des 18-24 ans américains considéreront quitter leurs emplois si l’entreprise bloque Facebook et qu’un autre 21% seront dégoutés d’une telle pratique. Voilà des statistiques assez surprenantes qui militent pour l’ouverture des entreprises envers les médias sociaux. Il est aussi étrange de constater que les entreprises dépensent plusieurs dizaines de milliers de dollars pour embaucher un employé et que simultanément. Lorsqu’il est en emploie, on lui signifie qu’on ne lui fait pas suffisamment confiance pour naviguer de manière responsable durant ses heures de travail et qu’on décide pour lui des sites qu’il peut on ne peut pas accéder de son PC.

Premier Apéro FaceBook Montpellier ce soir.

Bozarblogué par François Gombert le 16/11/2007.

Si tu es à Montpellier ce soir vendredi 16 Novembre vers 20 heures, n’hésites pas à rejoindre d’autres internautes sympa autour d’un verre pour le premier apéro FaceBook de Montpellier.

Le Circus Bar
3, rue Collot
34000 Montpellier

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La page de l’évènement

« Blogueur » est il un métier ? A quoi reconnaît on un blogueur pro ?

Bozarblogué par François Gombert le 19/09/2007.

On m’a demandé il y a quelques jours pourquoi j’avais ajouté le fait que je sois blogueur depuis plus de deux ans dans mon Cv avec mes autres expériences professionnelles.
Pour le moment, blogueur n’est pas un métier à proprement parler en France bien que ce soit une énorme expérience professionnelle doublé d’un bon atout dans les métiers de l’information et de la communication.

Il n’est plus rare aujourd’hui de voir aux États-unis (où « blogueur » est désormais un métier à la mode et bien rémunéré) et depuis peu en France des entreprises recruter des blogueurs professionnels pour communiquer « pro-activement » au nom d’une marque pour une communauté de consommateurs bien ciblée.

Les marques ont tout intérêt à embaucher des blogueurs qui généreront du contenu donnant ainsi de la visibilité à ces dernières. De plus, ces nouveaux employés s’occuperont de « veiller » sur ce qui se dit à propos ou autour de ces marques.

Il y a un nombre incalculable de blogueurs dans le monde et il est évident que tous ne peuvent être considérés comme des « blogueurs pro » ayant les compétences pour assurer un rôle important dans la communication d’une entreprise.

Voici quelques traits (douze très exactement) qui caractérisent selon moi le blogueur professionnel, n’hésitez pas à me soumettre vos propositions que je mettrai éventuellement en ligne.

Le blogueur professionnel :

  • est à l’aise avec la communication écrite tout en utilisant un ton familier (parfois décalé) mais toujours correct.
  • n’est pas qu’un « zapper » addict à l’information, il fait un réel travail de veille et doit décortiquer toutes ces données afin de faire sortir l’information du bruit.
  • est un animateur doublé d’ un consom’acteur.
  • fournit un contenu constant tant au niveau de la quantité que de la qualité et ne cesse de voir augmenter ses commentaires, statistiques de visiteurs ou encore son nombre d’abonnés à son flux de syndication.
  • est réactif à l’actualité de son domaine et aux réactions provoquées par ses billets.
  • assure aussi le rôle de gérant de sa communauté de lecteurs en assurant un suivi (lecture, réponse, modération) régulier et juste des commentaires et en fédérant toujours plus son lectorat. De nombreuses entreprises recherchent et rechercheront de plus en plus des Community Manager.
  • est transparent et honnête dans ses propos, il reste, bien que parfois salarié, un Consom’Acteur et c’est ce qui donne du crédit à son travail de blogueur. Attention le blogueur n’est pas un journaliste, on ne peut attendre de sa part une objectivité totale.
  • gère et veille à la non usurpation de son identité numérique et s’il blogue pour une marque fait de même avec celle de son employeur.
  • participe et organise ou contribue à l’organisation d’événements tels que des soirées, des groupes thématiques, des opérations marketing, des concours, …
  • développe et organise dans cesse son réseau de relations avec lesquelles il reste en contact permanent par mails, IM, Microbloging, SocialNetworks, … Il sait se servir de ses réseaux pour mettre en place ses opérations ou ses événements
  • a un minimum de notions des mécanismes de création de site web, de la création graphique et des CMS de blogging.
  • a un style de vie qui lui permet une totale flexibilité dans son temps de blogging et maîtrise parfaitement les outils permettant le télétravail.

Je serai ravi d’avoir votre avis sur le sujet.

Le Pen fait sa promotion sur FaceBook : Honteux.

Bozarblogué par François Gombert le 21/08/2007.

Autant le ministère chargé des NTIC n’est pas présent sur internet, autant le Pen (ou celui qui veut se faire passer pour lui) lui sait y faire.

En effet, ce matin on a pu découvrir sur Facebook (je ne félicite pas sa régie publicitaire) des publicités (soit disant ciblées, je ne vois pas ce que j’ai à voir avec le Pen) soutenant le chef du parti d’extrême droite français. Voilà le genre de dérives dangereuses auxquelles peut mener ce genre de réseau social où la publicité est censé être ciblée. Les profils des utilisateurs ne doivent pas servir de supports de communication pour le sectarisme, l’extremisme, la violence, …

 

Charles Nouyrit a créé un groupe sur Facebook pour protester et je suis, une fois n’est pas coutume, entièrement en accord avec lui, je vous encourage d’ailleurs à rejoindre ce réseau.

Mise à jour : Le Pen a le droit d’exprimer ses idées politique puisque son parti est reconnu en tant que tel, c’est le ciblage de la publicité en ligne sur Facebook qui est mis en cause. D’autant que je doute que cette publicité vienne du FN.

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