Je viens de découvrir “Paroles de Blog”
Bozarblogué par François Gombert le 19/07/2008.
Je viens de découvrir “Paroles de Blog”, un genre d’émission des ondes radio du web évidemment diffusée sous forme de podcast. A l’origine de ce projet, Eric de Presse-Citron qui a su convaincre Henri Labarre (2803.fr), Daniel Broche (Discounteo.com) et François aka MrBoo (Hellotipi.com) de produire un contenu audio d’un quart d’heure traitant de l’actualité du Web.
Bien sûr la qualité sonore n’est pas exceptionelle mais le contenu pour une première est tout à fait acceptable, j’ai pris plaisir à découvrir la fraicheur du débat (même si un peu de polémique n’aurait pas fait de mal) entre les quatre blogueurs.
Je vous invite à découvrir cette belle initiative résolument 2.0 ici et là ou simplement en écoutant le podcast ci dessous.
Je vais dire du bien du Parti Socialiste !
Bozarblogué par François Gombert le 17/07/2008.
J’ai plutôt pour habitude de taper sur mes camarades socialistes sur ce blog mais comme on dit “qui aime bien, châtie bien”. Aujourd’hui je découvre une de leur initiative que je tenais à saluer sur ce blog : un contre spot publicitaire “pouvoir d’achat”.
Bien sûr tout n’est pas parfait, bien sûr on pourrait aisément faire de la polémique mais je trouve cette initiative intéressante. A voir si le buzz prend…
Les nouvelles technologies au service de la politique locale
Bozarblogué par François Gombert le 29/06/2008.
Il apparait de plus en plus clairement qu’au niveau national, il est extrêmement difficile de mettre en place des outils via les nouvelles technologies qui permettent vraiment d’améliorer le débat public. En effet, avec l’augmentation incroyable du nombre de blogs et autres outils contributifs il y a trop de bruit autour de l’information et celle-ci devient quasi impossible à trouver.
En revanche au niveau local, je reste persuadé que tout reste à faire afin de mettre en place avec les nouvelles technologies des outils permettant à l’expertise du citoyen de se mettre au service de la communauté et ainsi enrichir le débat public. Il est temps que les politiques continuent à consulter citoyens et militants pendant leurs mandats et plus uniquement pendant les campagnes électorales.
Bien sûr via les blogs qu’ils soient rédigés par un citoyen investi dans la vie de sa ville ou par un élu qui joue la carte de la transparence et de la pédagogie en relatant son quotidien de représentant politique. Il faut sortir des sentiers battus (comprendre discours institutionnels que l’on servirait à un journaliste) et s’adresser à des communautés précises touchées par tel ou tel problème et lancer des débats ciblés mais ouverts.
Internet est le seul outil qui permette d’avoir un débat vraiment riche et représentatif. Personne (moi le premier) n’a envie de se déplacer dans son conseil de quartier pour parler d’une question qui l’intéresse puis de « perdre son temps » pendant que les autres débattent des autres sujets. Avec les nouvelles technologies, il n’a plus qu’à se mettre devant son ordinateur et à réagir uniquement au sujet qui le préoccupe.
Pour un bon fonctionnement il faut évidement que plusieurs points de vues soient représentés afin que la réflexion n’aille pas dans un seul sens et mobilise un plus large éventail d’opinions. Internet a été jusqu’à présent utilisé par les politiques pour faire campagne, il est temps de l’utiliser de manière plus utile pour tous.
Mais aussi en parallèle avec d’autres outils collaboratifs/contributifs.
Je l’ai bien vu en lançant Montpell’Oueb, le blog local non content d’atteindre rapidement les limites de l’utilisation du WebLog en mordant sur la frontière avec le monde de la presse, n’apporte pas toujours un réel intérêt pour le débat public pour trois raisons principales :
- La visibilité : tout le monde ne peut pas lire tous les blogs et pour cause, il s’en crée sans cesse de nouveau. De plus, un blog traite de sujets divers où les lecteurs ne se retrouvent pas forcément ce qui ne les incite pas à consulter régulièrement ses mises à jour.
- Une communauté de lecteurs trop orienté sur un bord politique qui transformerait la conversation en meeting politique pour son candidat ou élu. L’autre bord se désintéressera assez rapidement du débat du fait de l’omniprésence de l’opposition. Je ne vous parle même pas des moments où il y a désaccord au sein d’un clan politique.
- Un manque d’échange entre les blogs locaux ou un manque d’activité dans la blogobulle laisserait chacun dans son coin dans des discussions n’apportant qu’un intérêt très limité pour le débat public.
Voilà pourquoi la mise en place d’outils collaboratifs/contributifs plus concrets serait judicieuse. Des systèmes plus pragmatiques comme par exemple un digg-like reprenant les projets ou actes politiques d’une municipalité qui serait soumis au vote et aux commentaires des citoyens. Je salue au passage l’initiative de mes amis de L’atelier Montpellier, un projet hélas uniquement consacré aux idées de gauche (un débat d’idées fermé sur le plan local n’apporte rien au réel débat public) qui de plus est resté en stand-by depuis son lancement.
Ce genre d’outils pragmatiques, rapides et simples à utiliser mériterait d’être mis en place par les municipalités afin de prendre le pouls de la cité et plus uniquement lors des élections. La transparence et l’intérêt pour ses électeurs ne sont ils pas pas la meilleure des campagnes de communication pour un homme politique ?
Hélas j’ai bien peur que nos représentants n’aillent pas d’eux même vers les merveilleuses possibilités qu’offrent Internet mais je suis persuadé que la première étape est en route au sein même des partis. On voit apparaitre à l’initiative de militants de bien beaux projets en ligne et quelques politiques s’intéressent à la chose, j’ai par exemple récemment mis les mains dans le cambouis d’un réseau social dédié aux élus régionaux (qui ont l’air de trouver l’idée géniale même s’il leur faut un temps « certain » d’adaptation avant de maitriser l’outil) d’un grand parti politique français, voilà qui m’a donné de l’espoir.
Ceci étant, j’ai l’intime conviction que le changement viendra des citoyens qui créeront leurs propres médias, leurs propres réseaux qui se rencontreront dans la vraie vie pour faire avancer les choses. Les politiques seront alors obligés de rentrer dans la danse.
Radionomy, une vidéo de présentation du radio manager
Bozarblogué par VinZ le 21/01/2008.
Radionomy, compte rendu de la soirée de lancement
Bozarblogué par VinZ le 19/01/2008.
Premier article de ma part sur Bozarblog sous le titre très officiel de correspondant de Bozarblog pour Paris
François étant quelqu’un de très occupé, toujours entre deux avions, je me suis proposé pour représenter son blog lors de la soirée de lancement de Radionomy. Je tiens à préciser que lorsque je me présentais, je citais toujours les deux blogs, le mien et Bozarblog
Bref, si je suis ici, c’est pour vous parler de la soirée Radionomy.
Alors pour ma première soirée en tant que blogueur “parisien” (entre guillemets car je ne me sens pas vraiment parisien, du moins pas tant que je n’arriverai pas à imiter la gueule réjouissante des parisiens du sous-sol), autant voir les choses en grand. En l’occurrence, je me suis rendu à la soirée de lancement de la société belge Radionomy sur la Tour Eiffel. Pour démarrer, j’arrive sous la Dame de fer, dans l’invitation il était précisé de se rendre entre les piliers nord et est, en fait il s’agissait de la billeterie de la salle Gustave Eiffel (là où se tenait la présentation). Et il est apparu que n’importe qui aurait pu accéder au premier étage gratuitement, il suffisait de dire le mot magique : Radionomy. Bon après, il faut attendre l’ascenseur, parmi les touristes japonais et russes, puis enfin on arrive au premier étage, avec un chemin fléché Radionomy. A l’entrée, un listing, inscrits et non-inscrits pouvaient entrer, tout en laissant ses coordonnées. Bref, nous y sommes.
Je n’imaginais pas la salle aussi vaste. Ce qui est très sympa, c’est la baie vitrée qui donne sur le tout Paris, cadre donc plus que sympathique.
A vue de nez, nous devions être entre 100 et 150 personnes. Les 4 fondateurs de Radionomy étaient présent et ont donné de leur personne pour la keynote (premier bon point, ils utilisaient des mac
En arrivant, j’ai pu retrouver Marc qui était aussi accompagné d’Adrien, une nouvelle recrue Wikio. J’ai pu discuter longuement avec StuffMC, le fondateur de Pomcast. Il peut dire ce qu’il veut, il a une certaine notoriété internationale
On a d’ailleurs eu une discussion très intéressante sur la monétisation des contenus originaux (vidéo-audio). J’ai salué Bertrand Lenotre (podemus entre autres), que m’a présenté Marc mais sans avoir l’occasion d’engager la discussion. Et j’ai aussi croisé Richard, la légende vivante de la blogosphère, celui qui shoote deux fois plus vite que son ombre
D’après ce que j’ai compris, toute l’équipe est belge, ils sont 9 pour le moment. Leur projet a déjà un an de gestation et celà fait 6 mois que la société existe. Ils travaillaient dans l’ombre pour nous proposer en 2008 un produit plutôt complet qui devrait arriver en phase bêta (et non pré-alpha comme Seesmic).
Alors avant tout, quelques mots sur la forme. Les intervenants maîtrisaient leur sujet, on sent qu’ils travaillent dessus depuis un certain temps. La présentation n’était pas trop longue, pas trop courte. Deux bémols cependant. A la fin, alors que j’attendais une séance de questions-réponses traditionnelle, Radionomy a préféré créer 3 pôles à chaque coin de la salle où chacun pouvait se diriger pour poser ses questions. Déçu de cette méthode car déjà qu’ils ont dû répondre plusieurs fois à la même question, tout le monde n’a pas pu profiter des questions les plus pertinentes. Soyons clair, sur ce point, c’était nul. Un autre petit bémol : on a pas pu faire joujou avec le radiomanager ni même avoir des invitations en guest, l’impression que je vous donne n’est donc que très partielle et il faudra attendre que les premières invitations arrivent, c’est-à-dire d’ici un mois nous promets-on.
Sur le fond, personnellement, j’ai eu une très bonne impression. Malgré tout, je me pose des questions : le catalogue de 60 000 titres est très restreint par rapport à ce que peut apporter un Deezer, Radioblog ou un ITunesMS et ses 2 000 000 de titres. Les gens qui veulent diffuser du contenu personnel l’auront déjà fait en créant un podcast car pour créer du contenu personnel, il faut déjà un minimum d’équipement, demandez à Pierre ou à Steph. Tandis que ceux qui veulent créer une radio musicale seront déçus du catalogue mis à leur disposition. Donc il faut espérer que Radionomy développe des accords avec les ayants droits. Et à ce propos, vu que Radionomy aura une envergure internationale (démarrage en anglais et en français), la question des droits d’auteur va forcément leur retomber dessus dans un pays ou un autre. Internet est une véritable jungle législative, aucune harmonisation n’existe… Je leur souhaite bien du courage.
Sinon, la possibilité d’exporter sa radio via un code embbed semblable à Youtube ou Dailymotion me semble très intéressant pour conquérir de l’audience. StuffMC a aussi soulevé (durant notre discussion, car le coup des questions-rép l’a aussi bien refroidi) la question de la charge serveur. Car en streaming, il faut pouvoir disposer de puissants relais pour permettre à plusieurs dizaines de personnes d’écouter la webradio en même temps.
Par ailleurs mon petit conseil serait aussi pour Radionomy d’être très transparent sur les revenus publicitaires. Nous savons déjà que 4minutes de publicité sera diffusé par heure de programme (une radio “classique, c’est 10-13minutes de pub pour une heure d’écoute). C’est très raisonnable. Mais il faut garder à l’esprit qu’en quelques semaines, on peut se faire littéralement descendre par la blogosphère pour cause de “tromperie sur la marchandise” pourrais-je dire. Je pense là fortement à l’histoire BlogBang et aux “richesses” que nous avons tous accumulé ces derniers mois grâce aux encarts pub “très discrets” que nous avons tous placé sur nos blogs.
En conclusion, je pense que c’est un outil qui va avant tout plaire aux podcasteurs audio qui vont trouver là un moyen plus simple de diffuser leurs contenus plutôt que d’évangéliser sans cesse les internautes au téléchargement direct ou via iTunes. Après, est-ce-que ce sera grand public ? J’ai des doutes mais pourquoi pas ! Une application de gestion 100% online serait à ce titre bienvenue. Quoi qu’il en soit, je leur souhaite bonne chance car c’est un concept vraiment intéressant et qui mérite d’être creusé.
Un rapport d’expérience sur les blogues scolaires qui vaut vraiment le détour
Bozarblogué par François Gombert le 5/01/2008.
«En définitive, il est grand temps que le monde de l’éducation s’aperçoive de l’incroyable pouvoir du Web 2.0 sur les apprentissages. Les enfants apprennent naturellement; les technologies leur donnent le pouvoir de le faire de façon concertée, collective et créative. Loin d’être l’apanage exclusif de l’enseignant (ou plutôt du professeur, au sens littéral du verbe professer), la connaissance est partout. Depuis l’avènement du Web 2.0, elle se construit collectivement et voyage à la vitesse de l’éclair, enlevant à l’élite dirigeante le privilège séculaire qu’elle avait de contrôler et diffuser la connaissance en fonction de ses intérêts.»
C’est une des conclusions de ce formidable rapport produit par un enseignant qui découvre cette année le merveilleux potentiel de l’utilisation des blogues pour faire apprendre. C’est une lecture incontournable en ce début d’année 2008, d’autant plus que l’analyse est fine et quelle comporte des éléments de différenciation entre la pratique des filles et des garçons.
J’ai entièrement piqué ce billet aux explorateurs du web… Rien à ajouter mais je voulais le partager avec vous.
