179 euros par an. Ce chiffre, brut, pose d’emblée la réalité : voilà ce qu’il en coûte, en moyenne, pour assurer un appartement de 60 à 90 m² en France en 2020, selon l’étude menée par Assurland.com, premier comparateur d’assurance en ligne. La progression, +3,5% depuis 2018, n’est pas anodine. Derrière cette moyenne, des écarts parfois vertigineux d’une région à l’autre. L’Ile-de-France décroche la palme de la zone la plus onéreuse avec une facture annuelle de 231 euros, talonnée par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) où la prime grimpe à 228 euros. À l’opposé, la Bretagne affiche une surprenante sobriété, 139 euros en moyenne, loin des sommets franciliens.
Garantir un appartement coûte en moyenne 179 euros par an
Les écarts de prix s’avèrent particulièrement marqués selon la localisation. Voici le classement, du plus coûteux au plus abordable, pour l’assurance habitation d’un appartement :
- Ile-de-France : 231 euros
- Provence/Alpes/Côte d’Azur : 228 euros
- Occitanie : 202 euros
- Auvergne-Rhône-Alpes : 191 euros
- Hauts-de-France : 176 euros
- Nouvelle-Aquitaine : 173 euros
- Grand Est : 169 euros
- Normandie : 169 euros
- Bourgogne-Franche-Comté : 161 euros
- Centre-Val de Loire : 158 euros
- Pays de la Loire : 153 euros
- Bretagne : 139 euros
La sécurisation d’une maison coûte en moyenne 248 euros par an
Pour une maison, l’addition grimpe sans surprise. En 2020, il fallait compter 248 euros par an pour couvrir une surface comprise entre 90 et 130 m², soit une hausse de 5,5% en deux ans. L’écart régional reste marqué : en Ile-de-France, la prime moyenne atteint 311 euros, et 300 euros en PACA. En Bretagne, le même service coûte 209 euros. Ci-dessous, le détail des tarifs moyens par région :
- Ile-de-France : 311 euros
- Provence/Alpes/Côte d’Azur : 300 euros
- Occitanie : 277 euros
- Auvergne-Rhône-Alpes : 257 euros
- Hauts-de-France : 257 euros
- Grand Est : 242 euros
- Nouvelle-Aquitaine : 235 euros
- Bourgogne-Franche-Comté : 226 euros
- Centre-Val de Loire : 224 euros
- Pays de la Loire : 218 euros
- Normandie : 217 euros
- Bretagne : 209 euros
PACA, une région qui concentre de multiples risques
L’élaboration d’une prime d’assurance habitation ne tient rien du hasard. Plusieurs éléments entrent en jeu : type de logement (appartement ou maison), superficie, nombre de pièces, caractéristiques (présence de cave, annexe, cheminée, gardien…), profil des occupants (propriétaire, locataire, célibataire, famille), montant du capital mobilier à garantir, et forme de l’indemnisation (valeur à neuf ou valeur vétusté déduite). La zone géographique, elle aussi, pèse lourd dans la balance.
Certaines régions paient le prix fort des sinistres
L’Ile-de-France, la région PACA et l’Occitanie affichent des taux de cambriolages parmi les plus élevés du pays, contrairement à la Bretagne ou aux Pays de la Loire bien plus tranquilles sur ce point. D’autres facteurs entrent dans l’équation : les risques climatiques et les catastrophes naturelles, comme les inondations, la sécheresse ou les avalanches, impactent directement la note. La région PACA a d’ailleurs subi d’importantes inondations fin 2019, ce qui se répercute sur les tarifs d’assurance habitation.
Capital mobilier : 20 000 euros, la référence
Combien les Français estiment-ils la valeur totale de leurs biens à assurer, qu’il s’agisse de meubles, électroménager, équipements audio-vidéo ou bijoux ? Selon l’étude, 31% évaluent ce patrimoine à 20 000 euros, 26% à 30 000 euros, 23% à 10 000 euros, 9% à 40 000 euros et autant à 60 000 euros ou plus. Une minorité (2%) se limite à 5 000 euros. Pour les maisons, la tendance bascule : 40% des demandeurs souhaitent protéger un capital mobilier de 30 000 euros, 29% visent 20 000 euros ou moins, 14% tablent sur 40 000 euros et 17% sur 60 000 euros ou davantage. Du côté des appartements de 60 à 90 m², la prudence domine : 79% des assurés ne dépassent pas la barre des 20 000 euros, 13% déclarent 30 000 euros, 4% plus de 60 000 euros. Ce montant, véritable base de calcul pour l’assureur, influence directement le coût de la prime : plus vous déclarez de biens, plus la cotisation grimpe.
Des garanties renforcées pour protéger sa maison
63% des souscripteurs optent pour la formule de base, couvrant la responsabilité civile, les dégâts des eaux, le vol, l’incendie ou encore le bris de glace. Lors d’un sinistre, les biens mobiliers sont alors indemnisés sur la base de la valeur vétusté déduite. La tendance diverge selon la nature du logement : parmi ceux qui cherchent à assurer leur appartement, 74% choisissent la formule standard ; pour une maison, 50% préfèrent une couverture supérieure. Cette dernière inclut des garanties supplémentaires (dommages électriques, bris de verre sur mobilier, couverture des bijoux) et propose le remplacement des biens à neuf, moyennant un surcoût de 20 à 25% par an par rapport à la formule de base.
Des baisses de tarifs en perspective en 2021 ?
Le confinement a rebattu les cartes. Moins de cambriolages, d’incendies ou de dégâts des eaux : selon le ministère de l’Intérieur, les vols à domicile ont chuté de 25% entre avril et juin 2020 par rapport au trimestre précédent. Cette baisse des sinistres a allégé la charge des assureurs, d’environ 25%. Les professionnels du secteur anticipent donc une détente sur les prix en 2021. Comme le souligne Olivier Moustacakis, cofondateur d’Assurland.com : « Si, contrairement à l’automobile, peu d’assureurs ont pris des mesures immédiates, nous nous attendons à ce que l’impact du confinement se traduise globalement par un recul des tarifs dans l’habitation l’an prochain. »
Trouver une meilleure assurance pour son T2
Les chiffres énoncés plus haut illustrent des tendances, mais chaque situation reste unique. Les offres disponibles varient selon les territoires et vos besoins personnels. Ces moyennes servent de repères, rien de plus. Si vous cherchez une assurance habitation adaptée à votre T2 ou à un autre logement, Allianz permet d’obtenir une estimation précise en quelques clics. L’outil vous guide à travers plusieurs questions, puis propose des options sur-mesure : à la clé, un devis qui colle à la réalité de votre situation.
Une fois l’offre validée, tout peut aller très vite. Dix minutes, parfois moins, pour répondre à un questionnaire, comparer deux niveaux de tarif, ajuster les garanties et signer électroniquement la proposition Allianz. L’attestation d’assurance arrive dans la foulée, prête à être utilisée.
En cas de doute ou de difficulté, l’équipe de conseillers Allianz prend le relais. Disponibles, réactifs, ils accompagnent chaque étape, de la souscription à la gestion d’un éventuel sinistre. Une assurance, ce n’est pas qu’une cotisation : c’est aussi un suivi, un dialogue, et la promesse de ne pas naviguer seul si le vent tourne.

