Où placer son argent en 2020 pour optimiser ses gains

En 2020, la brochure A verra sa rentabilité fortement baisser. Déjà faible payant avec un taux d’intérêt de 0,75% par an, il ne devrait gagner que 0,5%. Dans un contexte global où les taux d’intérêt sont très bas, il devient de plus en plus difficile d’obtenir une bonne rentabilité pour vos économies. Alors, quels sont les meilleurs investissements financiers de 2020 ? Découvrez-les dès maintenant dans notre guide spécial.

Livrets : la sécurité, mais à quel prix ?

Le livret A et le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) restent plébiscités par de nombreux épargnants. Leur principal atout : les fonds déposés sont assurés, à l’abri des soubresauts. Mais côté gains, le constat est sans appel : la rémunération plafonne à 0,75 %. Avec le changement de mode de calcul survenu en février 2020, ce taux tombe même à 0,5 %.

Dans le même temps, l’inflation projetée autour de 1,7 % cette année efface d’un revers de la main le maigre rendement proposé par ces livrets. Résultat : l’argent déposé perd de sa valeur au fil du temps. Miser gros sur ces placements en 2020 revient donc à accepter de voir fondre son épargne.

Assurance vie : les fonds en euros sous pression

L’an dernier, le rendement moyen des fonds en euros s’est affiché à 1,40 % brut, déjà en recul par rapport à 2018 où il atteignait 1,80 %. Une fois les prélèvements sociaux déduits (17,2 %), le gain net tombe à 1,16 %, soit à peine de quoi suivre la hausse des prix. Le contexte de taux négatifs pèse lourdement sur ces produits, asséchant progressivement le rendement.

Les fonds en euros, jadis refuge privilégié, perdent donc de leur attrait. Leur argument phare, la garantie en capital, fait l’objet de débats de plus en plus vifs parmi les spécialistes de l’assurance vie.

Pourtant, l’assurance vie conserve des atouts, notamment en diversifiant avec des unités de compte. Celles-ci exposent l’épargne à davantage de risque, mais offrent des perspectives de rendement supérieures. L’avantage, c’est la liberté de moduler la répartition en fonction de son profil : un investisseur prudent peut choisir 25 % en unités de compte contre 75 % en fonds euros, sécurisant l’essentiel tout en dynamisant le portefeuille.

Pour aller plus loin, consultez notre guide de l’assurance-vie.

L’immobilier locatif sous le feu des projecteurs

Une année record sur le marché

2019 a marqué une année record pour l’immobilier : plus d’un million de transactions recensées, soit une hausse de 10,4 %. Les taux d’intérêt, en nette baisse (1,12 % en 2019 contre 1,44 % l’année précédente), ont clairement dopé le dynamisme du secteur. À Paris, la flambée des prix s’est poursuivie avec une progression de 6,6 % sur douze mois.

Malgré cette hausse des prix, l’investissement locatif a connu une progression remarquable. Face à l’incertitude ambiante, de nombreux Français ont privilégié la pierre, perçue comme un rempart solide face aux aléas économiques.

Profiter du dispositif Denormandie

Pour investir dans l’immobilier cette année, plusieurs incitations fiscales méritent le détour. Le dispositif Denormandie offre une opportunité intéressante : il encourage l’achat de logements anciens à rénover, avec des avantages renforcés et une prolongation jusqu’à fin 2022.

Le principe : acquérir un bien ancien dans certaines villes, effectuer des travaux (au moins 25 % du prix d’achat) et s’engager à louer le logement pendant 6, 9 ou 12 ans. Plus la durée d’engagement est longue, plus l’avantage fiscal grimpe : 12 % de réduction d’impôt pour 6 ans, 18 % pour 9 ans, 21 % pour 12 ans.

Loi Pinel : un classique toujours d’actualité

Autre option : le dispositif Pinel, toujours accessible en 2020 et prolongé jusqu’à fin 2021. Il s’adresse à ceux qui souhaitent investir dans le neuf, principalement dans les zones tendues où la demande locative reste forte. Le mécanisme : 12 % de réduction d’impôt pour un engagement locatif de 6 ans, 18 % pour 9 ans, 21 % pour 12 ans, à l’image du Denormandie mais pour des logements neufs.

Pour en savoir plus, découvrez comment investir avec la loi Pinel.

Crowdfunding : l’essor de la finance participative

L’année 2019 a été marquée par une forte croissance du crowdfunding, notamment grâce à l’engouement pour les prêts participatifs. 174 millions d’euros ont été collectés via le crowdlending, soit une hausse de 11 % par rapport à 2018.

Lendopolis s’est imposée comme la deuxième plateforme française en montants collectés, et la première sur le secteur des énergies renouvelables, avec plus de 25 millions d’euros levés (+148 % en un an).

Le fonctionnement est simple : il s’agit d’investir dans des projets d’entreprises, par exemple dans les énergies renouvelables. L’investisseur perçoit ensuite des intérêts bruts variant de 3 % à 10 % par an, selon les projets retenus. En 2020, ce type de placement permet ainsi de diversifier son épargne tout en visant une meilleure rentabilité.

Pour apprendre à investir dans le crowdfunding, consultez notre dossier dédié.

La Bourse : moteur de performance, mais prudence de mise

L’année 2019 a vu les marchés actions progresser de façon spectaculaire : +25 % en moyenne en Europe et aux États-Unis. Ce rebond intervient après un recul marqué fin 2018, preuve que la volatilité reste la règle sur les marchés financiers.

Certains analystes invitent à la retenue après une telle hausse : acheter au plus haut expose à des corrections parfois brutales. Investir en Bourse implique d’accepter la fluctuation des cours, et il reste délicat de prévoir l’évolution à court terme.

Néanmoins, dans un environnement où les taux d’intérêt stagnent au plancher, les actions peuvent dynamiser une allocation d’actifs. L’investissement boursier s’impose alors comme une solution à considérer, mais avec discernement : n’y consacrez que les sommes dont vous pouvez vous passer, et renseignez-vous sur les sociétés dans lesquelles vous placez votre confiance.

Pour limiter la fiscalité, privilégiez le Plan d’Épargne en Actions (PEA), plus avantageux qu’un compte-titres classique : après 5 ans de détention, seuls les prélèvements sociaux (17,2 %) s’appliquent sur les plus-values, contre 30 % sur un compte-titres.

Pour approfondir, consultez notre article sur les investissements boursiers.

SCPI : des rendements attractifs, mais à surveiller

Avec des taux de distribution proches de 4 % (parfois jusqu’à 6 % sur les meilleures années), les SCPI continuent de séduire les épargnants. Le principe : investir dans des parts de Société Civile de Placement Immobilier, qui détient et gère des biens immobiliers loués. L’investisseur perçoit alors une fraction des loyers, au prorata de sa participation, tout en s’affranchissant des contraintes de la gestion locative classique.

Ce placement présente plusieurs avantages : il permet d’investir à la carte, selon ses moyens, et offre une mutualisation du risque. Mais la vigilance reste de mise. Le choix du gestionnaire s’avère déterminant pour limiter le risque de vacance locative, qui peut vite grignoter les performances. Autre point à surveiller : la liquidité, souvent limitée : la revente de parts peut s’avérer longue, voire moins favorable.

Les SCPI s’imposent donc comme une solution intéressante pour générer des revenus complémentaires sur le long terme, à condition d’accepter une certaine immobilisation des fonds.

Envie d’aller plus loin ? Découvrez notre article dédié aux SCPI.

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