Comprendre le sentiment de détester et ses origines

Même si ce n’est pas le cas, malheureusement souvent, Si on te déteste, ça veut dire que nous t’envions. Je sais, c’est vraiment dommage de réagir comme ça, et en plus ça ne fait pas avancer schmilblik, mais surtout dans notre propre pays, c’est notre façon de penser. Avant, je ne comprenais pas pourquoi l’envie était considérée comme l’un des 7 péchés mortels. Mais en fait aujourd’hui, c’est clair comme l’eau de roche, l’envie est un péché parce qu’elle fait vraiment mauvais.

Il ne s’agit pas ici de fantasmer sur une tablette de chocolat ou de craquer pour un achat impulsif sur Asos. C’est un autre genre d’envie, bien plus corrosive : celle qui vise les autres. Ce sentiment amer qui nous confronte à nos propres limites et pousse, parfois, à se défouler sur autrui sans retenue.

L’envie, moteur de rancœur

Il suffit d’ouvrir n’importe quel réseau social pour mesurer la puissance de cette spirale. Les photos de vacances à Bali, les promotions éclatantes, les tablées dignes d’un magazine… Certains contacts sur Facebook manient la carte postale comme personne, tandis que d’autres, tapis derrière leur écran, bouillonnent. Mais il ne faut pas perdre de vue la réalité : ce ne sont que des fragments triés sur le volet, la façade que chacun choisit d’exposer. Ce que nous partageons, c’est le meilleur, le lumineux, le souvenir qu’on veut laisser.

On ne voit que la réussite, étalée sans nuance, comme si tout se jouait en surface. Mais derrière chaque victoire, il y a une histoire invisible. Ce qui ne se montre pas, ce sont les efforts, les doutes, les échecs encaissés loin des projecteurs.

Quand le bonheur suscite l’aigreur

Je l’assume : j’ai déjà ressenti cette morsure de l’envie. Blâmer les autres, c’était plus simple que d’affronter mes propres questions. Pourtant, à force de tourner en rond, on finit par se rendre à l’évidence. Ressasser la jalousie ne m’a jamais aidé à avancer, ni à rendre ma vie plus belle. À quoi bon s’y accrocher, à part s’enfermer dans une spirale de pensées négatives, qui grignotent tout sur leur passage ?

Le bonheur, pour beaucoup, paraît hors de portée. Certains placent la barre si haut qu’ils oublient de savourer ce qu’ils ont déjà, et tant que l’on n’apprend pas à se réjouir sincèrement du bonheur des autres, la jalousie s’invite à la fête. Le jour où l’on parvient à sourire au sourire d’autrui, alors, la jalousie recule enfin.

Être la cible de ressentiment, c’est souvent le résultat d’un petit cercle de gens, parfois toxiques, persuadés que la chance vous colle à la peau. Et, soyons honnêtes, il se peut que ce soit vrai ! Mais si la vie semble vous sourire, c’est souvent parce que vous lui rendez la pareille. Alors, laissons de côté les attaques gratuites, les commentaires acides, les remarques qui blessent sans raison. Mieux vaut continuer à avancer, à cultiver sa propre joie, car la vie finit toujours par vous le rendre.

En définitive, quand le bonheur s’installe, le reste s’efface comme une mauvaise rumeur. Et si c’était ça, le vrai secret ?

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