Comment choisir le meilleur investissement immobilier aujourd’hui

L’immobilier ne se laisse pas détrôner dans le portefeuille des Français. C’est un point d’ancrage, une sécurité palpable, presque une évidence nationale : lorsque l’épargne se cherche, la pierre donne le cap. Rares sont ceux qui misent autant sur la bourse que sur l’immobilier, tant la confiance dans ce bien concret demeure forte.

Pourquoi investir dans l’immobilier ?

Pourquoi l’immobilier attire-t-il autant ? Pour plusieurs raisons. D’abord, il s’agit d’un actif qui rassure par sa stabilité et sa capacité à prendre de la valeur sur le long terme. Contrairement aux fluctuations erratiques des marchés financiers, la pierre traverse les époques, portée par le besoin universel de se loger ou de travailler. Il s’agit aussi d’un moyen redoutablement efficace pour diversifier ses avoirs.

L’accès à ce marché est plus ouvert qu’il n’y paraît. On peut investir sans disposer d’un capital colossal, en empruntant à la banque, et ainsi bâtir son patrimoine progressivement, souvent dès l’acquisition de sa résidence principale. Cette première étape ouvre la voie à d’autres stratégies : investissement locatif pour générer des revenus complémentaires, ou placement dans la pierre-papier, comme les SCPI ou les SCI, pour profiter des rendements immobiliers sans les soucis de gestion.

L’immobilier, ce n’est pas qu’un placement pour “capitaliser” : il permet aussi d’obtenir des revenus réguliers, via les loyers ou les dividendes, selon la voie choisie. Devenir propriétaire, c’est aussi s’assurer un supplément de ressources, particulièrement appréciable au moment de la retraite.

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Traditionnellement, l’aventure commence par l’achat de son premier logement. Mais ce n’est qu’un début. L’immobilier locatif offre la possibilité d’augmenter son pouvoir d’achat, tandis que la pierre-papier permet de s’exposer au marché en mutualisant les risques et en diversifiant les localisations.

S’investir dans la pierre-papier, c’est détenir des parts de sociétés qui possèdent un vaste parc immobilier : SCPI, SCI, foncières cotées… Ces solutions offrent une diversification souvent inégalée pour l’investisseur individuel, tout en restant accessibles avec des mises de départ réduites.

L’immobilier n’est pas fait pour être acheté et revendu à la va-vite. Il s’envisage comme une construction patiente : on commence jeune, on augmente son engagement au fil de l’accroissement du patrimoine, en gardant toujours à l’esprit la nécessité de ne pas tout miser sur un même actif. Diversifier reste la clé, entre immobilier, placements financiers et liquidités sécurisées.

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Le choix de la localisation dépend de la stratégie : pour l’achat de la résidence principale, la proximité du travail ou des attaches personnelles s’impose. Pour une résidence secondaire, c’est une affaire de cœur, de vacances, de praticité. Côté investissement locatif, la tentation est grande d’acheter “près de chez soi”, mais il faut comparer la rentabilité : dans bien des cas, viser la périphérie, ou certaines métropoles régionales comme Bordeaux, Toulouse ou Nantes, peut s’avérer plus intéressant que Paris intra-muros, où les loyers sont encadrés et les prix d’achat élevés.

Pour bien choisir sa ville d’investissement locatif, il faut examiner le couple prix d’achat/montant du loyer potentiel.

La pierre-papier, elle, efface la frontière : en détenant des parts de SCPI européennes, on investit dans des patrimoines immobiliers diversifiés à travers la France, l’Union européenne, voire au-delà. Il est alors possible de bénéficier de dynamiques locales, que ce soit à Berlin, Madrid ou Bruxelles. Certains véhicules comme l’Eurion de Corum n’ont même plus de limite géographique.

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On imagine souvent qu’investir dans l’immobilier exige des sommes conséquentes. En réalité, tout dépend du support : l’achat en direct nécessite plusieurs dizaines, voire centaines de milliers d’euros, mais la pierre-papier est accessible à partir de quelques centaines ou milliers d’euros seulement. Pas besoin de revenus extravagants : un projet adapté à sa capacité d’emprunt suffit le plus souvent pour se lancer.

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Les possibilités sont multiples : investissement direct (résidence principale, secondaire, locatif), pierre-papier (SCPI, OPCI, SIIC), crowdfunding immobilier. Chacun présente des seuils d’entrée, des niveaux de rendement, des risques et des contraintes de gestion différents. À chaque profil d’investisseur, sa solution. On détaille ci-après les principaux leviers à disposition.

Acheter votre résidence principale

Devenir propriétaire de son lieu de vie, c’est s’ancrer dans le patrimoine. L’apport initial et les frais de notaire sont conséquents, mais l’effet de levier du crédit immobilier permet de franchir le pas plus facilement. Certaines aides publiques peuvent accompagner les primo-accédants, sous conditions de ressources.

L’économie de loyer réalisée n’est pas négligeable : habiter chez soi, c’est aussi épargner malgré soi. Mais il faut assumer les frais d’entretien et de rénovation. La revente sera plus rapide et plus simple en zone urbaine qu’à la campagne, où la liquidité peut faire défaut. En cas de baisse de marché, la valeur du bien peut diminuer, mais cela peut aussi être une opportunité pour acheter plus grand ou mieux situé.

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Pour la résidence secondaire, les montants varient énormément : un pied-à-terre modeste dans la Creuse ou une villa sur la Côte d’Azur, le spectre est large. Les frais de notaire restent comparables à ceux de la résidence principale. Là encore, le crédit immobilier est mobilisable, mais sans espoir de rendement, sauf à louer ponctuellement le bien. La liquidité dépend du secteur : une maison à Saint-Jean de Luz trouvera plus facilement preneur qu’une ferme isolée. La valorisation suit la santé du marché local.

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Investir dans l’immobilier locatif, c’est bâtir une source de revenus complémentaires. Location nue ou meublée, chaque option a ses spécificités : fiscalité, gestion, obligations. Les frais d’acquisition sont incontournables, le recours au crédit immobilier fréquent.

Le crédit immobilier permet souvent de financer l’opération sans apport majeur, les loyers remboursant une partie ou la totalité des mensualités.

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La rentabilité locative peut aller du simple au double selon le marché, le type de bien, la fiscalité. Avant de s’engager, il faut calculer précisément le rendement attendu, en intégrant tous les flux : loyers, fiscalité, entretien, potentiel de revente.

Certains dispositifs fiscaux (Pinel, Denormandie, Malraux…) offrent des avantages sous conditions, mais il serait imprudent de ne regarder que l’argument fiscal : la qualité intrinsèque du bien, sa localisation, la demande locative et son prix restent déterminants.

La location meublée, avec le statut LMNP, offre une fiscalité allégée : jusqu’à 50 % d’abattement sur les recettes, voire bien plus grâce à l’amortissement du bien, du mobilier, et à la déduction des frais réels (travaux, intérêts d’emprunt, charges, etc.).

Voici, à titre d’exemple, quelques charges que le loueur en meublé peut déduire :

  • Frais de notaire et d’acquisition si la location commence l’année même de l’achat
  • Intérêts d’emprunt et frais de dossier
  • Entretien courant et réparations
  • Taxe foncière
  • Petits équipements et ameublement
  • Frais de gestion et d’assurance
  • Honoraires comptables
  • Frais de procédure en cas de litige
  • Abonnements (électricité, internet) si compris dans le loyer

Investir en LMNP, c’est aussi possible dans des résidences gérées : Ehpad, résidences étudiantes ou touristiques, où la gestion est déléguée.

La revente d’un bien locatif peut prendre du temps, sauf dans les zones très tendues. La gestion locative peut être lourde : diagnostics, états des lieux, rédaction des baux, gestion des charges… Il y a aussi le risque d’impayés ou de vacance locative, que l’on peut limiter en optant pour une gestion déléguée ou une assurance loyers impayés.

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La pierre-papier (SCPI, OPCI, foncières cotées, crowdfunding) offre une alternative à l’achat en direct. Détenir des parts de SCPI, c’est être associé d’une société qui gère un parc immobilier diversifié, mutualisant ainsi les risques. Le ticket d’entrée reste abordable, parfois dès 500 €, et il est aussi possible d’investir à crédit. Les frais d’acquisition sont comparables à ceux de l’immobilier classique. La liquidité, bien que supérieure à l’achat en direct, dépend du support. Sur assurance vie, la revente est facilitée. Les rendements tournent autour de 4 % en moyenne.

Les OPCI associent un portefeuille immobilier à une poche de liquidités et de produits financiers, ce qui améliore la diversification. Les tickets d’entrée sont similaires à ceux des SCPI. Les parts peuvent être revendues à la valeur liquidative, généralement deux fois par mois.

En investissant dans une foncière cotée, on devient actionnaire, dès 100 € environ. La liquidité est maximale, avec la possibilité de vendre à tout moment en bourse. Les rendements de dividende peuvent être attractifs, mais la valeur des actions suit les aléas des marchés financiers.

Le crowdfunding immobilier, enfin, consiste à prêter à un promoteur pour un projet donné, avec un ticket d’entrée autour de 1 000 €. Les rendements sont élevés (jusqu’à 9 %), le risque est celui d’un défaut du porteur de projet. Pour limiter ce risque, il est conseillé de répartir ses investissements sur plusieurs projets.

Ces solutions permettent de s’exposer au marché immobilier avec peu de capital et sans gérer un bien en direct.

Comment financer votre investissement immobilier ?

Dans la grande majorité des cas, l’achat immobilier se fait à crédit. Les investisseurs qui paient comptant sont rares, souvent plus âgés ou issus d’une revente. La règle : mobiliser un apport de 10 % du prix, mais il est parfois possible d’obtenir un prêt sans apport, si la capacité d’endettement suit. Certaines garanties (assurance-vie, PEA) sont appréciées par les banques. Le crédit s’étale le plus souvent sur 5 à 30 ans, avec des frais à anticiper : intérêts, assurance emprunteur, frais de dossier.

Pour maximiser ses chances, il faut constituer un dossier solide : capacité d’emprunt réaliste, épargne régulière, comptes bancaires sains, stabilité professionnelle. Multiplier les demandes et mettre les banques en concurrence aide à décrocher le meilleur taux. Faire appel à un courtier immobilier offre un vrai gain de temps : il pourra expliquer les subtilités entre les types de prêts, les options de modularité, les modalités de remboursement anticipé.

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Un investissement immobilier pertinent, c’est d’abord celui qui répond à ses besoins. Pour l’achat plaisir (résidence principale ou secondaire), la dimension affective prévaut : l’emplacement, la surface, les caractéristiques priment sur la rentabilité.

Pour l’investissement locatif ou la pierre-papier, c’est la performance qui compte, mais sans perdre de vue son implication personnelle : gestion autonome ou déléguée ? Certains aiment optimiser eux-mêmes, d’autres préfèrent déléguer pour ne pas s’encombrer du quotidien.

Choisir le bon investissement, c’est aussi tenir compte de son propre profil de risque, de ses objectifs patrimoniaux, de la fiscalité applicable. Par exemple, inutile d’aller sur des supports risqués si l’on souhaite surtout transmettre un capital.

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Fiscalité immobilière : impôts et taxes pour les propriétaires

La fiscalité immobilière en France pèse lourd sur les propriétaires. Taxe foncière pour tout bien détenu au 1er janvier, calculée sur la valeur locative cadastrale ; taxe d’habitation pour les occupants (résidence principale ou secondaire) : l’addition grimpe vite. Des exonérations existent, sous conditions d’âge, de ressources, ou de travaux de rénovation énergétique.

En cas de revente avec plus-value (hors résidence principale), une imposition spécifique s’applique, décroissante avec la durée de détention. À partir de 1,3 million d’euros de patrimoine immobilier net, l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) s’applique, avec un abattement de 30 % sur la résidence principale.

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Crise, récession : est-ce le bon moment pour investir dans l’immobilier ?

La crise sanitaire et économique récente a semé le doute chez bien des épargnants. Difficile de prévoir l’ampleur de l’impact sur le marché immobilier, mais quelques tendances se dégagent. En 2020, les prix ont globalement résisté, preuve que le marché a gagné en maturité. Entre pénurie de logements neufs, ralentissements liés aux confinements, et perte de pouvoir d’achat, le marché aurait pu s’emballer ou s’effondrer : pour l’instant, il tient bon.

Il faut garder à l’esprit que tous les biens ne sont pas égaux face à la crise. Les logements mal placés ou avec des défauts risquent la correction, alors que les biens rares ou très bien situés restent recherchés. De nouveaux critères ont émergé : terrasse, jardin, possibilité de télétravail… Depuis 2020, la demande pour les maisons en périphérie de l’Île-de-France a bondi, comme à Asnières-sur-Seine où les recherches ont explosé selon Le Parisien.

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Est-ce le bon moment ? L’achat pour soi (résidence principale, secondaire) échappe à la logique de timing : l’essentiel est le projet de vie. Pour l’investissement locatif ou la pierre-papier, il ne s’agit pas de chronométrer le marché, mais de viser le long terme, en soignant la sélection des biens et la diversification de son patrimoine.

Investir à Bordeaux, Lyon, Nantes, Rennes ? Miser sur les villes où la demande excède l’offre permet de limiter les risques de vacance locative et d’optimiser la rentabilité. Le statut LMNP reste une référence pour la fiscalité de l’investissement locatif meublé.

Rappel : chaque situation est unique. Les informations partagées ici sont générales, elles ne remplacent pas un conseil personnalisé ou une étude de cas détaillée.

Un investissement locatif est-il une bonne option ?

Vous disposez d’une certaine somme, et vous aimeriez qu’elle vous serve à faire un emprunt pour investir dans l’immobilier. On dit en effet que la pierre est le meilleur des investissements possibles, puisque c’est le plus durable des placements. On a toujours besoin d’avoir un toit sur la tête, n’est-ce pas ? Donc vous savez que l’argent que vous investissez dans un bien immobilier sera remboursé, au fil du temps, par les loyers que vous pourrez en retirer. Cliquez ici pour en savoir davantage sur ce type de placement financier. Il faut que vous soyez conscient d’une chose : il est très courant que des particuliers achètent un bien dans la ville dans laquelle ils habitent, et qu’ils le mettent en location, afin de ne pas avoir à payer eux-mêmes leurs traites, auprès de leur banque. L’investissement locatif est une manière de placer, qui ne rapporte pas nécessairement beaucoup d’argent dès le départ, mais qui permet d’avoir une propriété à soi, quand on est âgé. En plus tous les parents ont envie de laisser quelque chose derrière eux à leurs enfants, alors pourquoi pas un logement ? S’ils ne l’habitent pas eux-mêmes, ils auront la possibilité de le louer, et ainsi d’en retirer des subsides intéressantes. De même si un jour vous avez des difficultés, parce que vous avez perdu votre emploi, ou bien que vous vous retrouvez seul, vous aurez toujours sous la main un bien que l’on pourra replacer sur le marché, afin de le vendre. C’est pour cela, d’ailleurs, qu’il est conseillé de toujours bien entretenir la maison ou l’appartement que l’on achète, parce que même si on ne l’habite pas, il est crucial qu’il conserve sa qualité au fil des années, afin de ne pas perdre en valeur sur le marché immobilier.

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