Rupert Grint raconte comment ses gains de Harry Potter l’ont mené aux alpagas

À 11 ans, Rupert Grint s’est retrouvé propulsé sous les projecteurs, sans manuel d’utilisation pour la célébrité. Les fans l’associent à jamais à Harry Potter, ce rôle qui a scellé son visage dans la mémoire collective et qui, pourtant, n’a été qu’un chapitre d’une trajectoire bien plus sinueuse que celle écrite sur papier.

Le rôle de Rupert Grint dans « Harry Potter » et la valeur nette

Huit films, une décennie, et un personnage devenu emblématique : Ron Weasley. Meilleur ami de Harry, partenaire d’Hermione, il a accompagné toute une génération jusqu’à l’épilogue, où les héros sont désormais parents. Grint, lui, a passé dix ans sur les mêmes plateaux, à revêtir chaque année l’uniforme de Poudlard. Le rythme, grisant au début, a fini par se transformer en rituel pesant. Désormais, il ne garde qu’un film dans sa vidéothèque personnelle : le tout premier. Le reste, il l’a laissé dans le rétroviseur, à cette version de lui qu’il ne souhaite plus vraiment revoir.

La saga Harry Potter a évidemment bouleversé son existence bien au-delà du cinéma. Grint a engrangé près de 70 millions de dollars rien qu’avec cette franchise. Le cinquième épisode lui a rapporté 4 millions, tandis que les deux volets finaux lui ont assuré un pactole de 30 millions. Aujourd’hui, son patrimoine atteint la barre des 50 millions de dollars, un montant qui le situe juste derrière ses illustres collègues de casting.

Rupert Grint possédait autrefois plusieurs animaux de ferme

En 2007, la presse le propulsa parmi les jeunes talents les mieux rémunérés avant 25 ans. Pourtant, en 2018, Grint confiait lui-même n’avoir aucune idée précise de ce qui dormait sur ses comptes. Cet afflux d’argent a entraîné quelques folies, souvent loin des sentiers battus.

Invité sur le podcast « Armchair Expert », il a décrit ces années où accumuler des achats bizarres était presque devenu un jeu. Au fil de l’adolescence, il transforme le terrain familial en véritable arche de Noé : cochons, alpagas, tout y passe. Rapidement, l’expérience tourne au chaos. À 16 ans, il se retrouve à gérer une ménagerie bien imprévisible, surtout du côté des alpagas, nerveux et fantasques. Finalement, ces animaux rejoignent un éleveur compétent, mettant fin à cette parenthèse extravagante. « Aujourd’hui, je suis bien plus posé. Fini les caprices déraisonnables », confie-t-il aujourd’hui, non sans sourire face à ses anciens errements.

Rupert Grint a investi son argent dans l’immobilier

La période des animaux de ferme aura fait long feu. Bientôt, Rupert Grint préfère miser sur des investissements plus solides : la pierre. Achat, rénovation, revente, il construit lentement mais sûrement un portefeuille immobilier conséquent.

Il n’hésite pas à céder une grande maison de cinq chambres pour plusieurs centaines de milliers de livres sterling, tout en faisant l’acquisition d’autres demeures à la campagne ou près de son village natal. Certaines propriétés dépassent allègrement le million d’euros. Parmi ses plus belles trouvailles, une ancienne résidence anglaise posée sur plus de 22 hectares, lac privé à la clé. Un achat à 6,8 millions de dollars, qu’il espère aujourd’hui revendre avec une plus-value. Les chiffres donnent le tournis, mais le sérieux de Grint dans la gestion de sa fortune tranche radicalement avec l’image du jeune homme entouré d’animaux extravagants.

Passé des plateaux magiques aux projets bien ancrés dans le réel, Rupert Grint incarne le parcours peu ordinaire de l’enfant star devenu stratège. Une trajectoire où le surnaturel s’est effacé devant la pierre, la gestion et le long terme. Toute la question demeure : le prochain chapitre s’écrira-t-il à l’abri des projecteurs, ou réserve-t-il une dernière pirouette extraordinaire ?

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